J'arrête de blogguer/blogger le sarkozysme. Mon but a été atteint, bien malgré moi : Sarkozy est passé chez les psys. Pour ceux qui hantent le Net, ou qui ont acheté des numéros récents du Nouvel Obs, Libération, etc, la messe est dite, à mon entière satisfaction. Sûr, je me promets d'en faire un résumé circonstancié avec citations et liens à l'appui, mais le temps est compté, je ne sais pas si j'aboutirai. Sarko "pervers narcissique" pour Jean-Pierre Winter (à moins que ce ne soit Serge Hefez --mon Dieu la littérature est si abondante !), personnalité immature pour d'autres, n'en jetez plus ! Le plus triste, c'est qu'ils ont parfaitement raison.
Je subodorai tout cela, déjà un quelque chose qui ne passait pas dans les émeutes de ... ?... de quand déjà, 2003, 2005 ? : le bonhomme était beaucoup trop à son affaire.
Lors de cette campagne présidentielle qui ne réussit jamais à m'intéresser sauf dans la dernière semaine (un pur agenda de droite d'un côté et une passionara n'ayant jamais prononcé le mot "classe" en tailleur blanc et scandant "aimons-nous" les bras tendus vers la foule, oh, quelle indécence !), je ne me suis réveillé qu'au moment de l'invocation de Blum et Jaurès dans le discours du représentant du Medef. Là déjà, la messe était dite : ratisser du côté de la gauche ouvriériste en même temps que du côté des grandes fortunes et du Front National, fallait oser mais c'est bien là le signe du pervers : le pervers ose tout. Plus c'est gros, plus ça passe. Le pervers souffre peu la contradiction, il hausse le ton, se gausse ouvertement de toute critique, renvoit l'adversaire dans ses cordes, enfin des cordes imaginaires faites d'extrêmes irréconciliables ("Préférez-vous que je voyage au frais de mes amis ou aux frais de l'Etat avec deux avions dont un tenu secret pour la deuxième famille comme mon prédécesseur ? --Ben, ni l'un ni l'autre, Monsieur le Président. Mais s'il faut vraiment choisir, je préfère la deuxième solution, Monsieur le Président, pardon, je voulais dire, Nicolas !)
Là, il faudrait engager un débat de fond, mais l'homme pressé et pervers ridiculise d'emblée ces finasseries qui sont l'ennemies de l'action et nous voilà donc suppôts de la dépense d'Etat injustifiée et bla bla bla, je me perds.
On se doutait donc bien que Sarkozy n'avait jamais lu une ligne de Jaurès et de Blum et que dans son esprit, il doit s'agir de doux dingues qui ont en leur temps mené la France à la faillite, découragé les formidables entreprises françaises et rendu les ouvriers fainéants et paresseux, ce qu'ils sont encore aujourd'hui.
Ce qui m'amène sans effort au billet suivant, les ouvriers allemands...
dimanche 3 février 2008
Blogger le Sarkozysme : j'arrête.
Libellés : Blogger le Sarkozysme, Sarkozy
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