mercredi 14 novembre 2007

Le travail ou, comment créer son enfer. Acte I : Poser le décor

D'un âge déjà avancé, je suis depuis 5 ans employé de la fonction publique, après 25 ans de carrière en dents de scie, mais dont je ne me plains pas, dans le privé.
Mon nouveau travail est inférieur à mes qualifications d'origine, mais il m'a permis d'entrer dans un milieu où le contenu de ce que l'on fait correspond précisément à mes intérêts.
La "sécurité de l'emploi" a été un facteur important de mon choix. Le privé oui, mais l'emploi y était devenu rare et mon parcours hétéroclite de celui qui va de l'avant, s'intéresse, se forme, bifurque plus trop du goût des entreprises...
Métier : ouvrier spécialisé. Contenu du travail : technicité moyenne, exige rigueur, travail en équipe, capacités d'organisation. Bien qu'informel, important travail de coordination.
Environnement : une petite équipe (une vingtaine de personnes), cellule d'un service plus important dispersé en plusieurs points sur la région.
La direction générale est loin. Caractérielle.
Chez nous : moitié hiérarchie intermédiaire, moitié secrétariat, techniciens ou ouvriers.
La hiérarchie intermédiaire : plutôt sympathique et ouverte. Considère que chacun occupe une fonction et fait peu de cas du "grade".
Les locaux sont petits. On se retrouve dans une salle commune, contigüe au bureau du chef pour boire le café.
Le chef : agréable, généreux, timide. Pris entre le marteau et l'enclume. Désillusionné. Compatissant. Démissionnaire.

Un espace vide...

Alors ces "petites gens" (si bons, si travailleurs....), alors ces petites gens remplissent cet espace, à n'importe quel prix.

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